La femme aimée

Posté par dumondeentier le 5 juin 2009

  

 

J’ai parcouru des milliers de kilomètres pour te trouver

Quelques heures me séparent encore de toi

Rien qu’une distance négligeable

L’intensité de ce temps est extatique

Mon être palpite a chaque seconde qui passe

Quelle jubilation de sentir ta présence

Il en va de ma vie

Je sens que tu es proche de moi

Chaque particule de mon corps exulte

Il sait que c’est bientôt

Je change d’état à chaque instant

Mes mondes se succèdent

Je suis invitée par mes événements

Toutes mes envies convergent vers notre rencontre

Ma vie aspirée par ta présence se rappelle

Ma mémoire toute entière se réorganise par ton existence

Je me souviens

D’avoir tenté des démons

Abusé de présences douteuses

Contracté des aventures illicites

D’avoir cherché des douceurs complexes

Goutté des plaisirs pernicieux

Avoir charmé et m’être laissé charmé

Pour tout

Pour rien

Comme si c’était important

Pour te retrouver

Même un instant

Ecouté des voix déraisonnables

Etre encore plus exalté

Je n’écoutais que mes passions

J’ai parlé

J’ai menti

J’ai agi en pure perte

Il m’est arrivé d’en apprécier la légèreté

Avoir attendu

Surtout

Encore

Divin est ce qui est resté

Précieuse tu étais là

Constamment, tu as été près de moi

Je savais cela

Je le sentais heureusement

C’était le plus important

Enfin, tu m’as toujours accompagné

Je ne sais pas quel âge j’ai aujourd’hui

J’ai dix ou mille ans

Ma mémoire n’a pas plus aucune temporalité que celle qu’elle vit désormais

Quelques heures afin qu’elle retrouve une intégralité

Je ne pense pas

J’écoute ma mémoire s’accorder doucement à elle-même

Je suis spectateur de mon histoire

Il se passe un événement en moi même

Parce que je t’ai rencontré

C’est cela que l’on appelle je crois une révélation

On y peut rien

J’avoue me délecter de cette idée

Voilà

C’est aujourd’hui

Je t’attends fiévreusement à cette heure

Mon corps exprime une impatience inhabituelle

Tu es proche maintenant

Je te découvre enfin dans la foule

Je n’existe que dans tes pas, tes gestes qui te conduisent vers moi

Toute mon attention

Toute mon envie confisque l’espace nous séparant encore

Il ne t’arrivera rien

Le monde s’est figé en quelques secondes

Tu es là

Je suis de nouveau au premier temps de moi même

Je prends tout

Alors je te regarde

Tout est trop intense pour que je puisse te voir

J’ai deviné ta grâce

Entendre ta voix me suffit

Elle me permet d’esquisser une présence terrienne

Je ne peux percevoir ta beauté dans l’immédiat

Tes gestes me rappellent à l’évidence d’avoir été trop manquants

La certitude des attentes incomprises en un temps

Le plaisir présent de connaître ta grâce

C’est bien d’avoir prétexté la beauté du monde

Et d’en avoir la justification un jour

Je ne te connaissais pas

Mais tu m’as manqué

Chaque instant

Chaque jour

Lorsque heureux tu n’étais pas la pour partager ces moments

Tu m’as manqué

Aussi

Merci d’avoir été là aujourd’hui

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Le monde est là

Posté par dumondeentier le 5 mai 2009

 

Le monde est là

 

 

 

 

 

 

 

 

L’eau est calme, semble toujours calme, détachée de ses vagues rageuses

Ces vagues qui déferlent inexorablement sur ces récifs.

Ces courants qui se rencontrent parfois, toujours,  jamais ne fusionnent.

Ils se côtoient comme des géants solitaires

C’est qui ?

C’est moi, c’est toi, c’est nous ?

Non c’est le monde

 

Et comme à chaque passage, elles se font plus insistantes.

Des milliers de gouttes d’eau réunies dans cet étrange ballet.

Elles ne s’arrêtent jamais et pourtant ces rochers s’en nourrissent et en gardent leurs mémoires

On n’oublie jamais les éclats.

C’est qui ?

C’est  moi, c’est toi, c’est nous ?

Non c’est le monde.

 

Chaque caillou que je lance de ma main s’évertue à flotter sur ce bleu.

Il hésite, doute et s’en va

Chaque ricochet est un pas fragile de plus vers ce monde.

Il est fougueux, se retourne et disparaît

C’est qui ?

C’est toi, c’est nous, c’est le monde ?

Non c’est simplement moi.

 

Ce parfum, ce n’est pas la mer, c’est encore bleu et chaud.

C’est sucré.

Puis ce rayon blond dans tout ce gris qui me juge, il plonge dans le bleu, déterminé.

Et ses reflets vers mes yeux m’invitent soudainement.

C’est qui ?

C’est moi, c’est nous, c’est le monde,

Non c’est toi, c’est forcément toi.

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Entre deux avions

Posté par dumondeentier le 24 avril 2009

 ENTRE DEUX AVIONS

 

 

C’est un pays qui ne sait pas son nom

Il ne s’en rappelle plus

Ou il le cherche

Ça dépend qui vous rencontrez

 

Les femmes sont belles

Mais la mienne est magnifique

Les habitants sont des humains

Disons qu’ils savent encore vivre ensemble

 

Ils ont un grand défaut

Ils aiment beaucoup la bureaucratie

Et les papiers et les tampons officiels

C’est un peu lassant pour moi

 

Le pays est un musée à ciel ouvert

Des eaux limpides ou des mers déchaînées

De luxurieuses plantations exubérantes

Il crie toutes les couleurs de la vie

 

Chaque sens a sa raison d’être

Le plaisir est dans la rue

Le bonté est dans les cœurs

Il est dans ton intérêt d’être la

 

Ils ont un autre grand défaut

Mais on ne peut pas leur en vouloir

Ils ont des moyens de transports obsolètes

L’aventure est quotidienne

 

Ils ont une multitude de langues

Donc ils ont un monde très riche

Chaque mot désigne une chose à découvrir

Ils ont plein de choses a te montrer

 

Ceux qui pensent porter de beaux vêtements

Devraient aller visiter ce pays

Ils ont inventé les formes et les couleurs

Dans leur manière de s’habiller tout autant

 

Oui mais là je pense à ma femme

Elle est une ambassadrice hors pair

Elle écrirait cela mille fois mieux que moi

A part leurs défauts bien sur

 

Vivre dans ce pays ressemble à une utopie

Tellement la vie semble paisible

Certains le sentent, d’autres l’ont compris

Tous savent que c’est un paradis

 

 

Escale de Casablanca, un matin vers 6 h 00

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Merci

Posté par dumondeentier le 17 avril 2009

 

                                                 MERCI

 

 

 

Dehors.

La pluie tombe patiemment, inexorablement.

Effleurant les carreaux de ma chambre, elle me semble ponctuer cette journée

qui ne s’achève pas sans toi.

 

J’ai peur.

 

J’ai fait le tour du monde, immobile, dénigrant quelques uns, savourant la présence des autres.

Ils sont à moi mais je ne suis pas eux.

Puis je t’ai constamment rencontré.

Peut-être que tu m’accompagnais depuis le début.

Je t’ai adoré.

 

Donne-moi de ta vie encore

livre moi tes promesses

tes vérités

tes lettres

tes mots

j’y répondrais cette fois.

 

Un jour, tu es venue, tu a grandi en moi. tu ne m’as plus quitté.

 

Aujourd’hui je t’ai perdu, j’aimerais te retrouver pour te dire merci.

Je t’aime.

 

On s’est aperçus, rencontrés. On s’est adorés comme des gosses sur le sable, quittés parce que le jeu était fini.

Et que.

Les adultes devaient partir

 

Ou es-tu maintenant ?

J’ai encore envie de respirer ta peau câline sur les rochers cachés, caresser ton dos soyeux.

Je meurs de ne plus te toucher.

 

Aujourd’hui tes yeux sur les miens versent mes larmes.

Maintenant, j’ai mal de ce temps, de ces gens qui nous ont séparés

à  raison,

idiote.

 

J’adorais ses sons venus d’ailleurs dans ta voix près de moi.

Notre amour n’avait qu’un langage, le notre,  unique et intemporel.

Pour tout ce monde étranger qui m’entoure, qui me parle sans me parler, je ne pense qu’a toi.

 

Maintenant, dis moi tes mots, encore une fois.

Je ne te quitterais plus et nous rirons de ses malentendus qui nous ont,

désirants,

adorablement sacrifiés.

Indéfiniment.

 

J’ai crié, critiqué, violé les secrets de ton âme

J’ai aimé ta vie, ma vie contre la tienne, les instants où attendant que tu reviennes avec ton monde, tout près du mien.

J’aimais tes cheveux mouillés, brossés avec soin, tes jambes dans l’eau du bain.

J’y passe et y reste.

 

Aujourd’hui, tes hanches qui dansent,  ton sourire cinglant, c’est un vertige quotidien et tu le fais trop bien

 

Pourquoi as tu stoppé ton bolide, m’as tu regarder longuement ? J’ai pris mon sac et nous nous sommes enfuis.

 

Un jour, tu t’es arrêté, comme çà. J’ai tiré mon fardeau.

Nos regards se sont croisés, un instant, sous un clin de soleil  complice. Je suis resté seul un moment sur cette route.

 

Aujourd’hui j’y roule parfois, m’y attarde. mais je ne te vois plus.

Ou es tu ?

Ou t’arrêtes tu cette fois ?

j’ai mal d’être immobile.

 

On s’est heurtés, et par plaisir jamais pardonnés. Tu parlais peu, j’ai fait de même. Notre bonheur a duré un temps, imperméable à tout.

Formidable.

 

Aujourd’hui, j’ai envie de te raconter, te dire mon désarroi. Je sais que tu m’écoutes encore.

 

J’ai vu le monde dans tes yeux bridés. Sage et paisible, je t’ai goutté comme une sucrerie d’opium.

précieusement, je t’ai embrassé mille fois.

 

Aujourd’hui, j’aimerais m’enivrer encore une fois de tes lèvres,

me délecter de tes yeux.

 

Je ne suis pas bien aujourd’hui. Je pense à ces voyages à travers ton regard.

 

Où sont mes amis, mes amours, les mots si doux qui facilitent la vie

 

Maintenant, j’ai pleuré ce passé.

Tu étais présente, indocile, je t’aime pour ma vie.

 

Aujourd’hui je m’aperçois que c’est avec ton crayon que ces phrases se sont déversées. C’était le premier parmi tant d’autres.

 

Je l’ai serré très fort.

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Bleu

Posté par dumondeentier le 8 avril 2009

 

BLEU

 

 

 

 

 

Ma mémoire est colorée d’encre bleue

Celle de tes yeux, ton iris mon amour

Ma mémoire une fumée d’opium bleue

C’est le chemin qui me mène vers toi

 

Je veux du bleu revoir celui de tes yeux

Je veux dormir en bleu rêver que de bleu

C’est beau et c’est bleu c’est toi c’est merveilleux

C’est tellement bleu que j’aimerais aller mieux

 

J’ai respiré tous les maux de la terre

Recouvert les déserts du bleu qui me hante

J’aimerais être une vague sur ta paupière

Que battement je viendrais mourir sur ta bouche

 

Je volerais vers l’horizon paradis des azurs

Où les différences s’unissent d’amour bleu

C’est le lien secret et le sacré du scellé

C’est le mensonge du monde de ta beauté

 

Ma mémoire est colorée d’encre bleue

Celle que tu as versée dans ma sigüe

Ma mémoire est un Atlantide d’amour

C’est ma ville éclairée de bleus de Prusse

 

Je lève mes yeux noirs translucides vers le ciel

Pour plonger a jamais dans cette constellation

Le monde que tu as créé m’irradie éternel

Iris est le roi que je sers de mon rouge sang

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Commencement

Posté par dumondeentier le 1 avril 2009

 

COMMENCEMENT

 

 

 

J’ai erré pendant toutes ces années

Et je n’ai pas obtenu une véritable possibilité de rêver

Une nouvelle fois

Je te vois à chaque angle de rue

de villes

de pays

Mais tu disparaissais à mon approche

Il m’arrive encore d’être fébrile après tout ce temps

Pas moins qu’avant

pas plus

Je leur ai fait peut-être peur

ou

honte

Je leur ai sans doute inspiré du dégoût ou simplement de la tristesse

J’ai souvent été très maladroit

Elles ne te ressemblent pas

J’attendais le matin pour leur demander de rester

Aucune ne s’habille comme toi

Aucune ne connaît le début.

Publié dans poèmes part I | Pas de Commentaire »

Mineurs

Posté par dumondeentier le 28 mars 2009

 

MINEURS

 

 

 

Beaucoup de lettres pour une rencontre singulière, unique et filante

Des nuits qui embellissent les jours

Je pense que c’est ce que l’on nomme avoir confiance dans la vie

Des lettres pour conjurer le temps qui se fait plus que parfait

Des milliers de mots étalés sur des dizaines de pages

Des phrases qui tempèrent la fuites des ans, qui fondent des mois rêveurs

Pause

Et puis un jour

les sons des mots, les visages se sont faits brumeux

Pause

Par plaisir j’ai entendu ta voix un jour de Janvier

Moi j’ai jamais osé

J’ai peur de tuer mes rêves

J’ai reconnu ta voix qui m’a rappeler ton visage

J’étais bien

Rien encore ne changerait

Pause

Aujourd’hui j’ai eu envie de t’appeler

Je commence à me sentir Vieux

Et je me demande bien sur si la vie nous a baisé la gueule

Je t’ai aimé à 14 ans

nous nous étions promis de nous revoir

Cela fait 20 ans maintenant

J’ai reposé le téléphone

Je préfère garder mes rêves, encore un peu.

Publié dans poèmes part II | Pas de Commentaire »

le cierge du fou

Posté par dumondeentier le 22 mars 2009

LE CIERGE DU FOU

 

 

 

 

 

 

Quand il est temps de fuir cette étrange défaite

Je ne veux pas que la douleur soit mensonge

Les orages éclateront comme les souvenirs d’un songe

Alors tombera la pluie comme une douceur discrète

 

Avoir plusieurs maisons contempler d’autres ciels

Voyager n’est pas vain obligé de partir

C’est apprendre à aimer oublier de grandir

Mais mon dieu je perds mon souffle et retourne au réel

 

J’ai cherché ma raison j’ai trouvé  ma folie

Alors aux portes de l’abîme le tourbillon m’aspirer

Pardon mon amour laisse toi porter par la vie

Je me suis réveillé dans ma chute le temps expiré

 

Ma passion pour toi l’oraison d’un damné

J’ai regardé la vie voir l’iris de tes yeux

Je me suis consumé tel un cierge silencieux

C’est moi le moine foudroyé qui te donne liberté

 

Comment s’appelle celui qui n’est pas près de moi

Il n’est jamais arrivé à corps et à cris

Il était une fois une histoire qui restera coi

Au gré d’un désir étouffé qui jamais ne sera dit

 

 

 

 

 

 

                                                                         

Publié dans poèmes part II | Pas de Commentaire »

Presque la

Posté par dumondeentier le 16 mars 2009

PRESQUE LA

 

 

 

Combien sont ils ce soir ?

Te voir et s’oublier un instant.

Combien de temps à tu pensé à eux ?

Tu t’oublies avec fureur sans contraintes.

 

Je sais que tu me regardes désinvolte.

Et pourtant un petit désastre se dessine

Je les ai vu leurs âmes se déchirent.

Tandis que tu tournoies autour d’eux.

 

La vie ne te menace pas tu es belle.

Aujourd’hui les tapis se déroulent devant toi.

Combien de temps encore avanceras tu sans te blesser ?.

Le temps s’écoule le temps d’un tango.

 

Le soir tu es près de moi et tu t’adores.

Mais je commence à voir tes yeux s’éloigner.

Je ne te force pas à te regarder en face.

Mais ma main comme celle d’un autre se détache déjà.

 

Je vois sur ce visage des jours que j’ai vécu.

Aussi insatiables de par l’être a coté qui s’égare.

Comme un retour en apnée un moment seulement.

Que tu te délectes peut-être de l’autre qui s’ébat.

Publié dans poèmes part II | Pas de Commentaire »

 

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